Plus que deux jours pour venir visiter les « rencontres photos »

Devant la galerie du 36 rue Mercerie, le panneau générique donne la couleur de ses « rencontres » : ce sera le bleu horizon. Horizon(s) comme le thème de cette deuxième édition des « rencontres photographiques de Sisteron » qui réunissent cette année 17 artistes et plus d’une centaine de clichés visibles dans quatre galeries du centre ancien.

La galerie « l’atelier Sist Art » rassemble la majorité des photographes exposés. Répartis sur trois niveaux, ils présentent une grande diversité des regards et des sujets.

En entrant à gauche, Daniel Haddad, l’invité d’honneur de cette deuxième édition, surprend, avec des paysages étonnants, entièrement réalisés en studio : un noir et blanc d’une pureté sans égale pour ce photographe professionnel, ancien élève de l’école Vaugirard, qui a arpenté le monde durant plus de 30 ans. En face, c’est Pierre Gable et ses horizons décalés : des paysages de notre département qui semblent émerger directement de l’univers du road-trip américain. On pense aussi à Tarkovski en admirant ses intérieurs mystérieux sépia.

Deux photographes étrangers sont aussi à remarquer : Patrick Marioné est belge et expose quatre clichés en « décomposition ». Naphca quant à elle nous livre une réflexion sur le corps avec une série de « selfies » de dos.

De la couleur, enfin, avec les nasses et filets de Thierry Peteers : des grands et petits formats très remarqués qui nous plongent dans l’univers des ports de pêche et du voilier.

A l’étage, Charlotte Havret présente 9 clichés apaisants qui méritent d’être admirés de longues minutes afin de pouvoir nous livrer tous leurs secrets.

A l’opposé, Yves Rouzo nous laisse « le choix » entre des paysages qui invitent au voyage et des horizons plus déprimants, en noir et blanc, reliques d’un ancien monde.

Jean-Michel Fontaine (photographies signées Emmanuel Fontrand) présente trois clichés tout à fait originaux : les sujets, cadrages, contrastes et lumières sont tous insolites et se révèlent lentement. Un travail très professionnel pour ce photographe amateur qui a su approfondir ses techniques lors d’un stage à l’école nationale de la photographie d’Arles.

Enfin, pour terminer le premier étage, admirer les superbes vues bleues horizons de Sylvie Poignet, sisteronaise et photographe amatrice de grand talent : un regard qui invite au voyage.

Depuis un an, la galerie a aménagé ses caves, augmentant ainsi la surface d’exposition. Au niveau « moins 1 », trois photographes ont accroché leurs travaux dans cet environnement original.

Les grands formats de Jean-Marc Foulon, noirs et blancs limpides aux touches « catacombesques » prennent toute leur place dans ce lieu, serrés les uns aux autres, donnant ainsi aux visiteurs un horizon particulier, celui de l’auteur et du regardant à la fois.

Jean-Jacques Ligot présente, quant à lui, une série de « reflets », superbes photographies de lumières, entre réflexions, réfractions et incidences dans les vitres de bâtiments en milieu urbain. Une belle découverte.

Sur tout le mur gauche enfin, Toy Aagma, artiste pluridisciplinaire nous livre quatre portraits à la mise en scène envoutante et énigmatique. « Je est un autre » mais est-ce lui ou quelqu’un d’autre ?

Quatre autres séries sont à voir dans trois autres galeries du centre.

Chez Antoine et Carole Timotéo, quelques mètres plus loin, Michel Vanosmael nous propose « symétrie » avec trois clichés très différents qui nous questionne sur la notion de détail et de limite. Chez Alain Blancard, au bout de la rue, « à touché le sensible » présente un travail à deux voix : ses propres photographies côtoient celles de Loli Garcia : nature et fleurs pour l’expression de la parfaite subtilité du végétal. Une perfection surprenante pour des clichés d’une grande poésie.

Enfin, à la galerie Karine Villard, place de l’Horloge, « Une si belle fin du monde » consiste en une série de 6 photos énigmatiques de Sylvain Poncet. Une réflexion sur l’avenir du monde et de la vie sur la Terre : une tôle rouillée de carcasse de voiture comme allégorie d’un ancien monde vouée à disparaitre dans un vert saturé.

 

Exposition ouverte tous les jours sauf dimanche de 10h à 12h et de 15h à 18h.

Galerie du 36, rue Mercerie à Sisteron

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