Et si la canicule était une bonne nouvelle ?

Les nombreux épisodes caniculaires permettent au moins à chacun de prendre conscience d’un problème qui jusque-là restait trop souvent abstrait ou lointain.

canicule.jpg(Photo : « Canicule » tirage en 50×70 cm encadrée exposée au 36 rue Mercerie)

C’était à la fin du mois du juin dernier, lors d’une balade avec des élèves de sixième qui se voulait une conclusion de l’année scolaire. En descendant de la colline qui surplombe la ville et alors qu’il était presque midi, une chaleur inhabituelle nous a soudain saisis. Je réalisais alors quelques photographies de la ville qui se trouvait quelques centaines de mètres plus bas. Sur les clichés dont celui que j’expose, on retrouve parfaitement cette impression : un éclat blanc laiteux, quasi-éblouissant. Des façades qui se confondent avec les roches toutes proches. Une sensation irréelle et le sentiment que quelque chose n’est pas normal. Les élèves me parlent de la canicule : ils s’inquiètent. Je me dis alors que quelque chose est en train de changer.

Y aurait-il enfin une prise de conscience durable du problème du réchauffement climatique ?

Et si les épisodes caniculaires et leur capacité à désorganiser la vie humaine n’étaient pas là pour rappeler aux humains la fragilité de la planète et surtout l’urgence d’agir … vite !

Ce n’est qu’avec une prise de conscience généralisée qu’enfin les décideurs de tout bord s’attaqueront vraiment au problème. On connait la capacité des politiques à suivre le mouvement et à aller sans cesse dans le sens de l’opinion, gageons alors qu’une inquiétude généralisée et de chacun entrainera certains à prendre de « vraies » mesures, audacieuses et efficaces.

Dans les villes, quelque soit leur taille, on n’a plus le temps d’attendre. Il faut planter en masse des arbres et de la végétation, mettre en place une alternative à la voiture individuelle, remplacer le bitume et le béton par des matériaux qui stockent moins la chaleur.

L’urgence climatique est planétaire mais elle est aussi locale : à ceux qui en ont le pouvoir de prendre les bonnes décisions et d’essayer de ne plus faire semblant de s’attaquer au problème par des petites « mesurettes » uniquement destinées à faire croire que l’on agit.

Sylvain PONCET

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