Expo « Alice Guy » : des films centenaires mais tellement actuels

La galerie « L’atelier » de l’association Sist’Arts accueille depuis une semaine « Alice Guy en pays sisteronais », une exposition sur la première réalisatrice de fiction mondiale. L’occasion de voir 5 de ses meilleurs films, qui, réalisés au début du siècle dernier, abordent des thèmes qui raisonnent étrangement avec notre époque.

Durant la visite de l’exposition « Alice Guy en pays sisteronais », on ne peut qu’être frappé par l’exceptionnelle modernité des thèmes abordés par les courts métrages d’Alice Guy. Tous réalisés entre 1902 et 1915, ces courts métrages interpellent et nous amènent à réfléchir sur ce qui a changé plus de cent ans après leur réalisation par celle qui est enfin reconnue, après cent ans d’oubli, comme la première cinéaste de fiction mondiale.

Projeté sur la vitrine, son chef-d’œuvre : « La vie du christ » dure 35 minutes et a été réalisé en 1907. Véritable péplum avec ses 25 décors et sa centaine de figurants, il a été tourné en forêt de Fontainebleau. Pour qui se pose et le visualise entièrement une chose est sûre : c’est la passion. Sa passion.

Au premier étage de la galerie est présentée « La fée aux choux » avec sa version de 1902 (la première était de 1898). Une bonne fée munie d’une baguette magique fait surgir des bébés de choux géants. Une réflexion pleine d’humour sur la place de la femme dans la société.

La projection est suivie de celle de « Yvan et Tristana » rebaptisé « Un homme et une femme », véritable dénonciation des violences conjugales.

Au niveau -1, le « Napoléon » tourné en 1915, est quand à lui, une belle satyre du grand homme, réduit à un simple mortel et raisonne comme un avertissement contre la menace d’une guerre toute proche.

Le cinquième film, quand à lui, est un pur bonheur artistique. Alice Guy a filmé pour « La danse serpentine » (1906) l’artiste américaine Loïe Fuller, qui a inventé en 1892 une chorégraphie tout à fait saisissante. En utilisant les bras et des tissus, la danseuse casse les code de la danse classique et se métamorphose en fleur tourbillonnante.

Au fil de l’exposition, les films sont mis en scène et appuyés par les œuvres originales de 10 artistes, qui lui rendent ainsi hommage, tout en couleur et en finesse mais surtout, en soulignant ses messages qui ont traversé le siècle dernier pour arriver jusqu’à nous.

Exposition à voir tous les jours 14h-18h jusqu’au 18 juin puis prolongation quelques jours par semaine.

Galerie l’Atelier au 36 rue Mercerie, Sisteron.

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